Les articles du mois de Avril 2008
Deuxièmes assises internationales du journalisme
Les deuxièmes assises internationales du journalisme se dérouleront à Lille les 21, 22 et 23 mai 2008. Les Assises c'est quoi ? Petit topo sur l'événement.
0 commentaire | 04-04-2008 | Lien permanent
Des dangers de la surmédiatisation : Le principe de l'arroseur-arrosé
Depuis quelques jours, le document "Police et Polissons" du magazine Strip Tease, défraye la chronique. Motif : on y voit le chef de la police municipale des Lilas en Seine Saint Denis malmener un adolescent. De très nombreuses réactions sur le forum de l'émission sur France 3 ont conduit le maire de la ville des Lilas à suspendre le policier de ses fonctions. Ce cas qui pourrait paraître anodin montre les dangers de la surmédiatisation. Le chef de la police municipal - avec qui j'ai eu l'occasion de travailler il y a quelques années - a toujours utilisé les médias pour parler de ses actions : ronde chez les commerçants, intervention auprès des personnes âgées sur les démarcheurs mal intentionnés, etc.
Jusque-là, on parlait toujours de ce chef de la police municipale en des termes élogieux. Ses méthodes étant en général appréciées par la population. Mais, il y a quelques jours, le joli conte de fées à méchamment dérapé.. Arnaud Libert a sous estimé le pouvoir de l'image. Il ne s'est pas méfié du tort que pourrait lui causer ce reportage filmé au quotidien. Sans filtre, ni artifice, ni commentaire. C'est le principe même de l'émission Strip Tease : "STRIP-TEASE" ce sont des films mais jamais de la fiction: tout ce qu'ils montrent est pris dans la réalité" rappellent les concepteurs de l'émission. "Mais "STRIP-TEASE" essaie d'être aussi de la télévision : il laisse à la presse écrite ou à la radio tout ce à quoi l'image et le son ne pourraient apporter un "plus". Pour "STRIP-TEASE", l'information ne passe pas par le commentaire, le débat n'est pas sa tasse de thé, et l'interview n'est jamais qu'un pis-aller..." Aussi, les téléspectateurs devraient se méfier d'un jugement trop hâtif. Certes, les méthodes sont critiquables, tout comme la couleur de la cravate d'Arnaud Libert ou son franc-parler vulgaire. Mais c'est un tout autre débat. Qu'on ne vienne pas reprocher aux journalistes d'avoir mal fait leur travail. Ou comme je l'ai lu dans un forum : "d'être témoins et complices d'actes repréhensibles". Non ! Les journalistes ont juste filmé un policier qui essayait de faire comprendre à un ado qu'il allait gâcher sa vie s'il continuait de traîner... Ils n'ont pas assisté à une scène de torture. N'en déplaise aux détracteurs. La méthode utilisée n'est peut-être pas la meilleure. Je ne cautionne pas les gestes de ce policier. Mais, devant des parents démissionnaires et des profs souvent dépassés par la violence des jeunes, il faut quelquefois faire preuve d'un peu d'autorité auprès d'adolescents en déshérence. Arnaud Libert n'est qu'un flic qui souhaitait faire réagir un jeune façon "grand frère". Ce n'est pas un dangereux nazi comme j'ai pu le lire. Tous les journalistes qui ont travaillé avec lui peuvent témoigner que ce procès d'intention qu'on lui fait n'est pas juste. M. Libert est juste victime d'une médiatisation à outrance où les images sont livrées de façon brutes à des téléspectateurs qui n'ont pas le recul nécessaire pour comprendre la totalité des faits...
1 commentaire | 04-04-2008 | Lien permanent






