La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Janvier 2007
Au 80 boulevard Jean-Baptiste Lebas à Roubaix
Les « Petites Créations » de Sophie Laverdure
Inauguration en forme de carnet mondain, il y a quelques semaines, au numéro 80 du boulevard Jean-Baptiste Lebas à Roubaix. Dorénavant, les deux créatrices de la mouvance Maison de Mode, Juliette Bughin pour la Maison Marotte et les Petites Créations de Sophie Laverdure vont cohabiter pour le meilleur...

... mais certainement pas pour le pire ! Du moins, c’est ce que l’on souhaite à ces deux créatrices qui ont décidé de s’associer et de partager une boutique à Roubaix. On connaissait déjà Juliette Bughin et son incontournable Maison Marotte, institution SOS pour toutes couturières en détresse, dans le Vieux-Lille (voir encadré). Il faudra désormais compter aussi sur Sophie Laverdure, une jeune créatrice qui vient de s’attirer les faveurs du magasin parisien Le Bon Marché. Une consécration pour cette architecte d’intérieur qui s’est lancée dans le travail du cuir depuis un an. « Après mes études, j’ai fait des stages professionnels. Et je m’ennuyais. Gratter des plans toute la journée, ce n’était pas mon truc » avoue celle-ci. « J’ai toujours un peu bricolé. Un jour, alors que j’étais à Paris à la recherche de fourniture, j’ai découvert un fournisseur en cuir et je lui ai acheté un coupon pour en faire un sac shopping. Je pensais qu’il suffisait de coudre. Mais, ça ne marche pas comme ça ! Alors, je suis allée demander conseil à une femme qui tenait un commerce de maroquinerie rue de la Clef. C’est elle qui m’a appris les ficelles du métier et je me suis lancée toute seule ».
Dès le début, les « Petites créations » rencontrent un beau succès. La jeune femme commence à avoir des commandes de la famille, des amis et un premier contrat avec une boutique située dans le premier arrondissement de Paris. « J’avais un très fort désir de créer quelque chose. Quand je voyais mon ami, designer, griffonner une idée puis la réaliser, j’étais admirative. Aussi, j’ai vraiment eu envie de continuer à travailler le cuir ». Et puis, un jour, la bonne fée d’Innotex, Lucy Wattel-Coll, pose son regard sur elle et d’un coup de baguette magique la propulse dans l’univers de la mode...
Bon Marché
Après avoir déposé sa propre marque, Sophie Laverdure participe à un premier Marché des Modes. Et le succès est immédiat. Aussi, Lucy Wattel-Coll lui propose de faire le salon Kanebo à Paris. « C’est là que j’ai été sollicitée par le magasin Bon Marché et la marque Chemins Blancs ». Ajoutez à cela deux autres clients et la jeune créatrice se retrouve avec une commande de près de 250 produits. « C’est allé tellement vite qu’il a fallu trouver très rapidement une force de production. Heureusement, un peu avant, je m’étais renseignée auprès du syndicat de la maroquinerie. Je ne pouvais plus me permettre de faire ça de façon artisanale. Je me suis rapprochée de l’Atelier Septembre, à Abbeville, dont le responsable a travaillé pendant des années pour Hermès ». Aujourd’hui, Sophie Laverdure sous-traite presque toute sa production. « Je continue à faire les travaux de découpes et les prototypes... mais le reste est réalisé à Abbeville ». Un travail 100 % « made in France » que la créatrice revendique. « D’une part je trouve ça bien plus simple – même si c’est plus cher – de travailler avec un atelier d’Abbeville. D’autre part, je voulais conserver ce côté artisanal et ce savoir-faire, gage de qualité. La différence entre une belle peau et une belle façon se voit tout de suite. Moi, je ne voulais pas faire de la grande distribution... ». Pour les doublures, la jeune femme travaille avec une autre belle maison : Liberty.
Collections
Jeux de fleurs, de trous-trous, de dentelles : Sophie Laverdure s’amuse. Après ces premiers succès déclinés dans des coloris punchy la créatrice passe du côté « glitter » pour ses nouveaux modèles « Mademoiselle ». « C’est le produit qui a retenu l’attention du Bon Marché. Des petits sacs très filles qu’on porte en bandoulière et qui se déclinent en doré, bronze et café. Les couleurs, c’est vraiment très important pour moi. Il m’arrive encore d’en découvrir dans mon nuancier alors que ça fait un an que j’ai le nez dessus ! ». Pour les matières, la créatrice travaille le porc velours et l’agneau plongé. « Et peut-être bientôt la vache ! » ajoute celle-ci. Pour celles qui n’ont pas encore craqué sur les irrésistibles « Petites Créations » de Sophie Laverdure, apprenez que ses articles sont désormais disponibles au 80 boulevard Jean-Lebas à Roubaix. Et pour les autres qui souhaiteraient s’initier à la technique, la créatrice donnera vraisemblablement des cours le dimanche après-midi. A vos ciseaux !
Dès le début, les « Petites créations » rencontrent un beau succès. La jeune femme commence à avoir des commandes de la famille, des amis et un premier contrat avec une boutique située dans le premier arrondissement de Paris. « J’avais un très fort désir de créer quelque chose. Quand je voyais mon ami, designer, griffonner une idée puis la réaliser, j’étais admirative. Aussi, j’ai vraiment eu envie de continuer à travailler le cuir ». Et puis, un jour, la bonne fée d’Innotex, Lucy Wattel-Coll, pose son regard sur elle et d’un coup de baguette magique la propulse dans l’univers de la mode...
Bon Marché
Après avoir déposé sa propre marque, Sophie Laverdure participe à un premier Marché des Modes. Et le succès est immédiat. Aussi, Lucy Wattel-Coll lui propose de faire le salon Kanebo à Paris. « C’est là que j’ai été sollicitée par le magasin Bon Marché et la marque Chemins Blancs ». Ajoutez à cela deux autres clients et la jeune créatrice se retrouve avec une commande de près de 250 produits. « C’est allé tellement vite qu’il a fallu trouver très rapidement une force de production. Heureusement, un peu avant, je m’étais renseignée auprès du syndicat de la maroquinerie. Je ne pouvais plus me permettre de faire ça de façon artisanale. Je me suis rapprochée de l’Atelier Septembre, à Abbeville, dont le responsable a travaillé pendant des années pour Hermès ». Aujourd’hui, Sophie Laverdure sous-traite presque toute sa production. « Je continue à faire les travaux de découpes et les prototypes... mais le reste est réalisé à Abbeville ». Un travail 100 % « made in France » que la créatrice revendique. « D’une part je trouve ça bien plus simple – même si c’est plus cher – de travailler avec un atelier d’Abbeville. D’autre part, je voulais conserver ce côté artisanal et ce savoir-faire, gage de qualité. La différence entre une belle peau et une belle façon se voit tout de suite. Moi, je ne voulais pas faire de la grande distribution... ». Pour les doublures, la jeune femme travaille avec une autre belle maison : Liberty.
Collections
Jeux de fleurs, de trous-trous, de dentelles : Sophie Laverdure s’amuse. Après ces premiers succès déclinés dans des coloris punchy la créatrice passe du côté « glitter » pour ses nouveaux modèles « Mademoiselle ». « C’est le produit qui a retenu l’attention du Bon Marché. Des petits sacs très filles qu’on porte en bandoulière et qui se déclinent en doré, bronze et café. Les couleurs, c’est vraiment très important pour moi. Il m’arrive encore d’en découvrir dans mon nuancier alors que ça fait un an que j’ai le nez dessus ! ». Pour les matières, la créatrice travaille le porc velours et l’agneau plongé. « Et peut-être bientôt la vache ! » ajoute celle-ci. Pour celles qui n’ont pas encore craqué sur les irrésistibles « Petites Créations » de Sophie Laverdure, apprenez que ses articles sont désormais disponibles au 80 boulevard Jean-Lebas à Roubaix. Et pour les autres qui souhaiteraient s’initier à la technique, la créatrice donnera vraisemblablement des cours le dimanche après-midi. A vos ciseaux !
Publié le 18-01-2007






