Pays de Normandie :: Septembre 2006
400e anniversaire de l'auteur du Cid
Rouen a pour Corneille les yeux de Chimène
Pour vous, Pierre Corneille n’est qu’un sombre auteur classique qui vous plonge instantanément dans un état de somnolence avancé ? Pas de panique ! Pour le quatre centième anniversaire de la naissance du célèbre dramaturge, la ville de Rouen a décidé de dépoussiérer un peu la tradition littéraire...
C’est au 17 de la rue de la Pie, dans une ruelle proche du Vieux Marché, aujourd’hui numéro 4, que Corneille voit le jour en 1606. A l’accueil, on vous explique que vous devez quitter vos chaussures pour grimper les deux étages qui mènent à la nouvelle scénographie mise en place par la compagnie 14 : 20. Vous êtes prêt ? Vos chaussures sont enlevées ? Bien, montons à l’étage. A droite, attention ! Il y a de l’eau ! De l’eau ? Oui... et de l’herbe aussi ! Voici le début du parcours sensoriel. On s’aventure vers une pièce sombre. L’herbe se fait caresse sous nos pieds puis c’est un sol pavé qu’on découvre pas à pas. Au milieu de la pièce est installée une maquette du quartier de l’église Saint-Sauveur. Un bruit d’orage éclate. Au loin, un bébé pleure. Le clocher se dessine, lugubre, dans la nuit. Nous sommes en 1606 ou presque...
Lycée Corneille
Il faut remonter la rue Jeanne d’Arc puis la rue Beauvoisine avant de tomber sur le lycée Corneille, ancien collège Jésuite où l’auteur découvrit la rhétorique, les héros de l’antiquité et le théâtre. Situé à proximité de la place de la Rougemare, l’établissement scolaire forme aujourd’hui les futurs bacheliers. Juste avant, arrêtez vous au musée des Beaux-Arts et allez jeter un coup d’œil à l’œuvre du sculpteur Caffieri. Incontournable aussi, le Palais de Justice, où Corneille exerça pendant vingt ans la charge d’avocat général de la Table de Marbre.
En descendant vers la Seine, vous tomberez sur l’inévitable Théâtre des Arts devant lequel trône également une statue du dramaturge rouennais exécutée par David d’Angers.
Quittons Rouen pour Petit-Couronne où la famille de l’écrivain possédait une maison de campagne. Avec ses longues cheminées et ses industries, rien ne semble suggérer que le dramaturge ait pu séjourner ici. Pourtant, dans la bien-nommée rue Pierre Corneille, on découvre derrière un splendide porche, une maison bourgeoise entourée d’un jardin. Il fait chaud, les abeilles bourdonnent à nos oreilles. Un banc de pierre installé sous les feuillages semble attendre l’auteur du Cid. Dans le verger on a planté toutes sortes d’herbes aromatiques : thym, marjolaine, anis, hysope, basilic. La balade s’achève... sommes-nous encore réellement au XXIe siècle ?
Lycée Corneille
Il faut remonter la rue Jeanne d’Arc puis la rue Beauvoisine avant de tomber sur le lycée Corneille, ancien collège Jésuite où l’auteur découvrit la rhétorique, les héros de l’antiquité et le théâtre. Situé à proximité de la place de la Rougemare, l’établissement scolaire forme aujourd’hui les futurs bacheliers. Juste avant, arrêtez vous au musée des Beaux-Arts et allez jeter un coup d’œil à l’œuvre du sculpteur Caffieri. Incontournable aussi, le Palais de Justice, où Corneille exerça pendant vingt ans la charge d’avocat général de la Table de Marbre.
En descendant vers la Seine, vous tomberez sur l’inévitable Théâtre des Arts devant lequel trône également une statue du dramaturge rouennais exécutée par David d’Angers.
Quittons Rouen pour Petit-Couronne où la famille de l’écrivain possédait une maison de campagne. Avec ses longues cheminées et ses industries, rien ne semble suggérer que le dramaturge ait pu séjourner ici. Pourtant, dans la bien-nommée rue Pierre Corneille, on découvre derrière un splendide porche, une maison bourgeoise entourée d’un jardin. Il fait chaud, les abeilles bourdonnent à nos oreilles. Un banc de pierre installé sous les feuillages semble attendre l’auteur du Cid. Dans le verger on a planté toutes sortes d’herbes aromatiques : thym, marjolaine, anis, hysope, basilic. La balade s’achève... sommes-nous encore réellement au XXIe siècle ?
Publié le 01-09-2006






