La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Février 2007
Inauguration du Jardin de Mode à Lille Sud
«Ce sera le lieu où il faudra être !»
Vœux pieux ou prophétie, Martine Aubry n’a pas caché son optimisme et sa volonté de voir évoluer les mentalités au sujet du Faubourg des modes, la semaine passée lors de l’inauguration de l’incubateur. Espérons qu’avec la bénédiction d’Agnès B, marraine de choix, ce souhait se réalise rapidement...

« J’espère que ça va démarrer maintenant » s’enthousiasme une pétillante sexagénaire. Le vent souffle en forte rafale ce jeudi après-midi. Pourtant, tous les commerçants sont sur le pas de leur porte rue du faubourg des Postes à Lille Sud. L’inauguration de l’incubateur, cela fait des années qu’ils l’attendent. Aujourd’hui, personne ne veut rater une miette du spectacle. Le vent et la pluie, ils s’en moquent. Agnès B, la célèbre créatrice a fait le déplacement. Et ça, pour eux, c’est un signe ! « Depuis le temps qu’on attendait ça ! » confie la responsable du magasin le Petit Bazar. « On est comme dans un village ici et aujourd’hui, on a vraiment le sentiment d’être enfin relié avec le centre ville. Voir les lumières rouges hier illuminées la façade du Jardin des Modes, ça met du baume au cœur. Et puis, Agnès B qui a accepté d’être la marraine, une personne de son charisme, ça prouve bien qu’il y a du potentiel, non ? ». Tous convaincus. Enfin presque. Il y a bien un ou deux commerçants qui pensent qu’il faudrait plutôt installer des commerces de proximité. Et que « la mode, c’est bien, mais on n’en vit pas ». Mais, dans l’ensemble, c’est l’optimisme et la volonté de changer les choses qui l’emportent. Optimisme contagieux, d’ailleurs, de Martine Aubry maire de Lille et depuis peu, d’Agnès B, marraine du projet. « J’en ai la conviction, ce quartier sera bientôt celui où il faudra être ! » assure l’une. « Ce quartier va devenir un endroit branché » confirme l’autre. Il était une fois au pays de la mode...
L’excellence
Car, l’histoire ne date pas d’hier. La renaissance de Lille sud est un projet de longue haleine. « Lorsqu’en 2001, j’ai eu l’idée de créer à Lille, et dans ce quartier de Lille Sud, un haut lieu de la mode, ma volonté était de conjuguer toutes les excellences de notre ville » explique Martine Aubry. « Excellence urbaine bien sûr, que nous défendons avec notre projet urbain. Excellence économique de notre métropole, particulièrement symbolisée par nos secteurs d’excellence et nos pôles de compétitivité. Excellence créative dans notre région, grâce aux qualités de jeunes talents et à la richesse de notre filière textile qui n’est pas seulement historique mais tournée vers l’avenir. Enfin, excellence humaine, surtout celles des lilloises et des lillois, toujours enthousiastes lorsqu’on leur propose des projets ambitieux et novateurs ». Mais l’enthousiasme, il faut parfois le provoquer ! Dès l’annonce du plan de renaissance de Lille sud, chacun s’interrogeait sur la faisabilité et surtout la pérennité d’un tel projet. Installer des jeunes créateurs de mode dans un quartier en désuétude, quelle idée ! « J’avais en tête ce que j’avais pu voir à New York et Londres » confie Martine Aubry. « Cela a été un vrai déclic. Une idée audacieuse et un peu folle ». Et puis, au fur et à mesure, cette idée justement a fait son chemin. Le quartier a commencé à émerger. Doucement. Près de 4, 87 millions d’euros ont été investis dans les travaux de réhabilitation. L’an dernier, les premiers créateurs se sont installés dans les boutiques-ateliers mis à leur disposition par Maison de Mode. Désormais, la machine est en route et l’inauguration de l’incubateur, véritable couveuse pour « jeunes pousses » talentueuses, est venue confirmer ce dynamisme.
Jardin de mode
C’est dans l’ancien cinéma, situé en face de la mairie et totalement rénové que les jeunes pousses de la création mode seront désormais accueillies. Imaginé par l’architecte Philippe Louguet, cet incubateur comprend une dizaine d’ateliers destinée aux créateurs débutants ne disposant pas encore de collections « commercialisables », un espace événementiel, des bureaux, une librairie mode, un bar restaurant, etc. Agnès B, bonne fée de la mode et marraine du projet, a promis de rester en contact avec ces jeunes talents. « La jeunesse d’un pays c’est un trésor » explique celle-ci. « Il faut l’aider à se découvrir, à s’affirmer. Toujours garder à l’esprit que lorsqu’on créé, il faut faire des vêtements qui peuvent être portés. Et aujourd’hui, avec l’inauguration de ce bel espace, je voudrais féliciter tous les acteurs du projet qui ont tout fait pour que cette belle idée aboutisse. C’est vivant, ça existe ! Et je viendrais voir régulièrement ce qui s’y passe... ». Agnès B est partie, mais le cardigan géant accroché dans la salle d’exposition de l’incubateur témoigne encore de l’immense espoir qu’elle a fait naître dans ce quartier et dans cette rue. Un espoir qui ne demande qu’à vivre...
L’excellence
Car, l’histoire ne date pas d’hier. La renaissance de Lille sud est un projet de longue haleine. « Lorsqu’en 2001, j’ai eu l’idée de créer à Lille, et dans ce quartier de Lille Sud, un haut lieu de la mode, ma volonté était de conjuguer toutes les excellences de notre ville » explique Martine Aubry. « Excellence urbaine bien sûr, que nous défendons avec notre projet urbain. Excellence économique de notre métropole, particulièrement symbolisée par nos secteurs d’excellence et nos pôles de compétitivité. Excellence créative dans notre région, grâce aux qualités de jeunes talents et à la richesse de notre filière textile qui n’est pas seulement historique mais tournée vers l’avenir. Enfin, excellence humaine, surtout celles des lilloises et des lillois, toujours enthousiastes lorsqu’on leur propose des projets ambitieux et novateurs ». Mais l’enthousiasme, il faut parfois le provoquer ! Dès l’annonce du plan de renaissance de Lille sud, chacun s’interrogeait sur la faisabilité et surtout la pérennité d’un tel projet. Installer des jeunes créateurs de mode dans un quartier en désuétude, quelle idée ! « J’avais en tête ce que j’avais pu voir à New York et Londres » confie Martine Aubry. « Cela a été un vrai déclic. Une idée audacieuse et un peu folle ». Et puis, au fur et à mesure, cette idée justement a fait son chemin. Le quartier a commencé à émerger. Doucement. Près de 4, 87 millions d’euros ont été investis dans les travaux de réhabilitation. L’an dernier, les premiers créateurs se sont installés dans les boutiques-ateliers mis à leur disposition par Maison de Mode. Désormais, la machine est en route et l’inauguration de l’incubateur, véritable couveuse pour « jeunes pousses » talentueuses, est venue confirmer ce dynamisme.
Jardin de mode
C’est dans l’ancien cinéma, situé en face de la mairie et totalement rénové que les jeunes pousses de la création mode seront désormais accueillies. Imaginé par l’architecte Philippe Louguet, cet incubateur comprend une dizaine d’ateliers destinée aux créateurs débutants ne disposant pas encore de collections « commercialisables », un espace événementiel, des bureaux, une librairie mode, un bar restaurant, etc. Agnès B, bonne fée de la mode et marraine du projet, a promis de rester en contact avec ces jeunes talents. « La jeunesse d’un pays c’est un trésor » explique celle-ci. « Il faut l’aider à se découvrir, à s’affirmer. Toujours garder à l’esprit que lorsqu’on créé, il faut faire des vêtements qui peuvent être portés. Et aujourd’hui, avec l’inauguration de ce bel espace, je voudrais féliciter tous les acteurs du projet qui ont tout fait pour que cette belle idée aboutisse. C’est vivant, ça existe ! Et je viendrais voir régulièrement ce qui s’y passe... ». Agnès B est partie, mais le cardigan géant accroché dans la salle d’exposition de l’incubateur témoigne encore de l’immense espoir qu’elle a fait naître dans ce quartier et dans cette rue. Un espoir qui ne demande qu’à vivre...
Publié le 01-02-2007






