La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Mai 2007
De la boutique d'Ann-Gisel Glass à la ressourcerie de Wazemmes
Faites vos achats en SOLS !
Oubliez l’euro. Désormais, dans certaines boutiques et restaurants vous pouvez payer en SOL, une monnaie à visée sociale et solidaire en expérimentation dans la métropole lilloise. Entrez dans le monde des SOLISTES...

« Bonjour madame, vous désirez payer en euros ou en SOLS ? ». Cette question, vous allez l’entendre de plus en plus au moment du passage en caisse. Depuis septembre 2006, la métropole lilloise expérimente une nouvelle monnaie d’échange : le SOL. A l’origine de ce projet, un colloque en 1999 autour de l’économie sociale et solidaire animé par le philosophe Patrick Viveret, magistrat à la Cour des Comptes et auteur de l’ouvrage « Reconsidérer la richesse ». « L’idée est partie du constat que les monnaies qui sont au départ un moyen d’échange sont devenues au fil du temps une fin en soi, un vecteur d’appropriation de richesse au détriment du lien social » confie Luc Béval, coordonnateur du projet chez E2i, coopérative de conseil à Lille. « L’ambition du SOL est de replacer la monnaie au rang de moyen et non de fin en donnant un sens aux échanges et en incitant les gens à devenir des consomm’acteurs plutôt que des consommateurs... ».
Carte de fidélité
Le SOL se présente sous la forme d’une carte de fidélité à puce. Si vous êtes un fidèle client de la boutique Ann-Gisel Glass, de Ch’ti Vélo ou encore de l’estaminet Chez Tartine à Tourcoing, on vous proposera peut-être de devenir SOLISTE et de faire vos achats en SOLS. Le principe est simple : au fil de vos achats en euros vous cumulez des points SOLS sur votre carte. Ces SOLS vous pouvez ensuite les utiliser dans les structures partenaires du réseau de l’économie sociale et solidaire pour acheter les produits que vous souhaitez. Comme une vraie monnaie ! Pour l’instant, une dizaine d’entreprises propose à ses clients de payer en SOLS. « Mais, notre souhait est de créer une émulation au sein des autres entreprises de l’économie sociale et solidaire : magasins bio, restaurants, etc. ». La difficulté aujourd’hui réside dans l’aspect pratique. « Chacun doit y trouver son intérêt » explique Sophie Delebarre Lorens, consultante chez E2i et coordonnatrice du projet SOL. « Par exemple, le gérant du magasin Vert Tige à Wazemmes aimerait beaucoup introduire le SOL mais il pense que l’usage sera compliqué lorsqu’il faudra rendre la monnaie les jours d’affluence ! D’autres au contraire ne voient pas ce que le SOL peut leur apporter ».
Monnaie fondante
Inutile d’espérer capitaliser les SOLS. Cette monnaie dont l’objectif est de faciliter les échanges a la particularité d’être « fondante ». En clair : elle perd de sa valeur au fil du temps. Avec une durée de vie de trois ans, les points SOLS perdent 15 % de leur valeur la première année, 40 % la deuxième et le reste la troisième. « Les SOLISTES n’ont donc aucun intérêt à les conserver. Je rappelle que l’ambition du SOL est d’encourager le développement de la consommation citoyenne et les échanges. Pas la capitalisation...». Mais, si les SOLS perdent de leur valeur et disparaissent de la carte des bénéficiaires, ils ne sont pas perdus pour autant. Le dispositif prévoit en effet que ces points SOLS non utilisés alimentent un fond de soutien à des créations d’entreprises ou à des projets humanitaires...
Informations : www.sol-reseau.org
Carte de fidélité
Le SOL se présente sous la forme d’une carte de fidélité à puce. Si vous êtes un fidèle client de la boutique Ann-Gisel Glass, de Ch’ti Vélo ou encore de l’estaminet Chez Tartine à Tourcoing, on vous proposera peut-être de devenir SOLISTE et de faire vos achats en SOLS. Le principe est simple : au fil de vos achats en euros vous cumulez des points SOLS sur votre carte. Ces SOLS vous pouvez ensuite les utiliser dans les structures partenaires du réseau de l’économie sociale et solidaire pour acheter les produits que vous souhaitez. Comme une vraie monnaie ! Pour l’instant, une dizaine d’entreprises propose à ses clients de payer en SOLS. « Mais, notre souhait est de créer une émulation au sein des autres entreprises de l’économie sociale et solidaire : magasins bio, restaurants, etc. ». La difficulté aujourd’hui réside dans l’aspect pratique. « Chacun doit y trouver son intérêt » explique Sophie Delebarre Lorens, consultante chez E2i et coordonnatrice du projet SOL. « Par exemple, le gérant du magasin Vert Tige à Wazemmes aimerait beaucoup introduire le SOL mais il pense que l’usage sera compliqué lorsqu’il faudra rendre la monnaie les jours d’affluence ! D’autres au contraire ne voient pas ce que le SOL peut leur apporter ».
Monnaie fondante
Inutile d’espérer capitaliser les SOLS. Cette monnaie dont l’objectif est de faciliter les échanges a la particularité d’être « fondante ». En clair : elle perd de sa valeur au fil du temps. Avec une durée de vie de trois ans, les points SOLS perdent 15 % de leur valeur la première année, 40 % la deuxième et le reste la troisième. « Les SOLISTES n’ont donc aucun intérêt à les conserver. Je rappelle que l’ambition du SOL est d’encourager le développement de la consommation citoyenne et les échanges. Pas la capitalisation...». Mais, si les SOLS perdent de leur valeur et disparaissent de la carte des bénéficiaires, ils ne sont pas perdus pour autant. Le dispositif prévoit en effet que ces points SOLS non utilisés alimentent un fond de soutien à des créations d’entreprises ou à des projets humanitaires...
Informations : www.sol-reseau.org
Publié le 29-05-2007
- baccelliguido a écrit le 10-07-2007 11:39:00
- Madame, Je trouve ce projet passionnant, et je vous propose de jeter un œil sur mon blog : http://larevolutionpourquoipas.blogs.nouvelobs.com/ Cordialement, BG






