La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Mai 2007
AVEC ANN-GISEL GLASS ET EKICOM
Des sacs 100 % équitables
On connaît Ann-Gisel Glass, actrice. On connaît un petit peu moins Ann-Gisel Glass consomm’actrice. La comédienne qui a ouvert sa propre boutique de produits équitables il y a un an rue Saint-Sébastien vient de lancer une opération de sensibilisation au commerce équitable...

« Un jour, un homme a débarqué dans ma boutique en scandant : mais qu’est-ce que c’est que le commerce équitable ? Tout le monde en fait du commerce équitable ! Et là j’ai compris qu’il fallait agir pour sensibiliser les gens au sujet ». Cheveux blonds courts et gros pull sur le dos, Ann-Gisel Glass vous accueille dans sa boutique à dix mille lieues des plateaux de tournage où elle exerce d’habitude. Aujourd’hui, ce n’est pas l’actrice mais bien la consomm’actrice qui parle. Tout juste de retour d’un voyage en Afrique où elle a participé à un projet avec des femmes africaines, elle repart en campagne pour le commerce équitable. « Je souhaitais lever l’incompréhension qu’il y a sur le sujet. Avec l’association Ekicom nous avons eu envie d’associer les commerçants, artisans et entreprises de Lille et ses environs à la quinzaine du commerce équitable pour leur permettre à eux aussi de parler avec leurs clients et leurs employés de la façon dont ils travaillent ». Très vite, l’idée de fabriquer un produit dans une structure qui ne pratique pas le commerce équitable s’impose. « Après une rencontre avec l’entreprise Bonduel’s Trading qui a l’habitude d’importer des sacs en toile de jute, nous sommes entrés en contact avec SR Entreprise, une grande usine de textile indienne qui a été séduite par notre projet ».
De la fabrication...
Le contrat est le suivant : l’entreprise s’engage à fabriquer les 5000 sacs commandés en suivant les principes équitables. Parmi ces principes : l’achat de toile de jute auprès de petits producteurs, l’engagement de faire travailler les employés huit heures par jour maximum avec une pause d’une heure le midi sur une semaine de six jours, la prise en charge des frais médicaux, l’augmentation du salaire, l’interdiction du travail des enfants, l’utilisation du plastique recyclé et du jute issu de l’agriculture biologique, la sensibilisation des employés au commerce équitable, etc. De son côté, l’association Ekicom a doublé le salaire des ouvriers indiens passant de 2 centimes à 4 centimes par pièce fabriquée.
... à la distribution
Mais le commerce équitable ne s’arrête pas à la production. Pour travailler le plus « équitablement » possible du début à la fin du projet, l’association Ekicom s’est rapprochée du Douanier Vert, une association spécialisée dans l’importation de produits issus du commerce équitable. Non seulement le Douanier Vert travaille avec des entreprises de réinsertion mais cette association propose également de compenser le CO2 émis pendant le transport en finançant la reforestation en Amazonie. « Chaque sac confectionné est accompagné d’une notice explicative sur son chemin et sa fabrication » précise Ekicom. « Cette plaquette a été créée par Erwan Rouxel - un étudiant graphiste qui a bien voulu donner de son temps pour un projet auquel il croit – et imprimée par le Centre d’Aide par le Travail à Lille ». Les jolis sacs en jute estampillés « 100 % commerce équitable » sont disponibles dans de nombreux commerces de la rue Saint-Sébastien. « Cela plaît énormément aux gens ! » confie Ann-Gisel Glass. « C’est un moyen d’engager le dialogue sur le commerce équitable et de se faire plaisir en achetant un produit de qualité ». Un objet qui a déjà trouvé son utilité chez les consomm’acteurs du Vieux-Lille...
De la fabrication...
Le contrat est le suivant : l’entreprise s’engage à fabriquer les 5000 sacs commandés en suivant les principes équitables. Parmi ces principes : l’achat de toile de jute auprès de petits producteurs, l’engagement de faire travailler les employés huit heures par jour maximum avec une pause d’une heure le midi sur une semaine de six jours, la prise en charge des frais médicaux, l’augmentation du salaire, l’interdiction du travail des enfants, l’utilisation du plastique recyclé et du jute issu de l’agriculture biologique, la sensibilisation des employés au commerce équitable, etc. De son côté, l’association Ekicom a doublé le salaire des ouvriers indiens passant de 2 centimes à 4 centimes par pièce fabriquée.
... à la distribution
Mais le commerce équitable ne s’arrête pas à la production. Pour travailler le plus « équitablement » possible du début à la fin du projet, l’association Ekicom s’est rapprochée du Douanier Vert, une association spécialisée dans l’importation de produits issus du commerce équitable. Non seulement le Douanier Vert travaille avec des entreprises de réinsertion mais cette association propose également de compenser le CO2 émis pendant le transport en finançant la reforestation en Amazonie. « Chaque sac confectionné est accompagné d’une notice explicative sur son chemin et sa fabrication » précise Ekicom. « Cette plaquette a été créée par Erwan Rouxel - un étudiant graphiste qui a bien voulu donner de son temps pour un projet auquel il croit – et imprimée par le Centre d’Aide par le Travail à Lille ». Les jolis sacs en jute estampillés « 100 % commerce équitable » sont disponibles dans de nombreux commerces de la rue Saint-Sébastien. « Cela plaît énormément aux gens ! » confie Ann-Gisel Glass. « C’est un moyen d’engager le dialogue sur le commerce équitable et de se faire plaisir en achetant un produit de qualité ». Un objet qui a déjà trouvé son utilité chez les consomm’acteurs du Vieux-Lille...
Publié le 24-05-2007
- marie a écrit le 20-02-2008 09:59:00
- je vais ouvrir une boutique de commerce équitable et je suis tres intérressée par cette opération de sensibilisation que vous avez mise en place à Lilles par le biais de sacs. Ou pourrais-je m'en proccurer? je vous remercie d'avance de votre réponse






