La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Février 2006

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Raphael Monnanteuil et "Xlant"

Petite fourmi deviendra grande !

S’il y a bien une marque à suivre en 2006 c’est la petite fourmi de XLANT. Le jeune créateur Raphaël Monnanteuil a décidé de parier un gros coup en lançant sa collection dans plusieurs pays européens. Après deux ans d’existence, la fourmi ne joue pas les cigales !

Petite fourmi deviendra grande !
« L’idée de XL ANT m’est venue lorsque j’étais aux Etats-Unis, il y a quelques années. J’ai entendu quelqu’un s’exclamer : excellent en anglais et machinalement j’ai décomposé en XL ANT, c’est-à-dire la fourmi extra large. En rentrant des States j’ai tout de suite fait protéger mon idée ». Depuis, la petite fourmi de Raphaël Monnanteuil a fait son chemin. Installée Parc des Quatre Vents à Hem, aujourd’hui XL ANT pèse quelques 130 000 euros de chiffres d’affaires, après à peine deux ans d’existence et se décline sur les tee-shirts, les pulls, les robes, les vestes, les sacs et bientôt les ceintures, les chaussures. Bref, la folie fourmi gagne du terrain. Mais, XL ANT, c’est quoi ? « C’est un concept, un style de vie ! » explique avec enthousiasme Raphaël, le jeune créateur de la métropole Lilloise. Oui, mais encore ? Et bien, jetez un œil autour de vous, dans les magazines branchés ou sur votre écran de télévision et vous êtes assurés de tomber sur ce drôle d’insecte et ses messages décapants. Il y a quelques semaines, Stéphane Guillon lui-même, l’amuseur public N°1 de Canal + portait un tee-shirt aux couleurs de la fourmi. Rouge, ça va de soit. La question est : d’où vient cet engouement de la jeunesse pour une simple petite bête ? « Beaucoup de groupes de musique ont trouvé le concept original et ont accepté de porter mes tee-shirts » confie Raphaël Monnanteuil.

Créatif communicant

Le créateur, qui se définit comme un « créatif communicant », a bien retenu les ficelles de son ancien métier de responsable communication. D’un point de vue marketing, il a décidé de surfer sur la tendance et de faire des relations publiques son fer de lance. « Je suis un touche à tout. Ma passion pour la musique m’a conduit à avoir mon propre groupe de rock. Et j’ai conservé pas mal de contacts de cette époque. J’avais par exemple eu un bon contact avec le groupe anglais Muse. Quand je me suis lancé, j’ai décidé d’appeler Matthew Bellamy, le chanteur, qui était en tournée dans la région. On s’est rencontré, il a aimé mes tee-shirts et a décidé de les porter en concert ! ». Même topo pour Placebo, ou encore Kyo idole de la jeunesse française. Aujourd’hui même si les vêtements XL ANT sont portés par les célébrités branchées et les personnalités people, Raphaël n’oublie pas qu’il a dû tout d’abord convaincre les fabricants. Un vrai travail de fourmi. « J’ai commencé tout petit. En rentrant des Etats-Unis, j’ai dessiné mon logo et j’ai laissé le projet mûrir dans un coin. Et puis, un jour, je me suis retrouvé sans emploi. Et là, il a fallu choisir : retrouver un nouveau job ou se lancer. J’ai pris la seconde option ». Le jeune créateur dessine alors ses premiers modèles et se rend chez un fabricant. « Il m’a fabriqué 50 pièces de chaque : deux modèles femme et deux modèles homme » se souvient Raphaël Monnanteuil.

XL ANT Stratège

Première cible ? La famille et les copains. « J’ai écoulé mon stock en deux ou trois semaines. Ce fut un premier déclic. J’ai souhaité renouveler le test cette fois sur la saison hiver ». Fidèle à sa stratégie de communication, Raphaël organise alors une XL ANT Night dans un endroit tendance à Lille. « J’attendais quatre-vingts personnes et le bouche à oreille a si bien marché qu’on s’est retrouvé trois cents ! ». Là, le créateur rencontre les responsables du magasin l’Etoile Rouge, un magasin spécialisé dans la fringue branchée. Ils proposent de référencer la marque. Le rêve commence à peine pour Raphaël. On est fin 2003. Le « créatif communicant » créé sa propre entreprise. Pour s’imposer, il ne recule devant rien. Il prend sa voiture et décide de démarcher personnellement les boutiques aux quatre coins de la France. « Très vite, j’ai été référencé dans une trentaine de magasins. Puis, j’ai été contacté par le Printemps de Lille par l’intermédiaire d’une association pour participer à une expo de jeunes créateurs. Cela s’est super bien passé ! ». Tant et si bien que Raphaël peut aujourd’hui s’enorgueillir d’avoir un pas… de fourmi, dans le groupe PPR.

Publié le 01-02-2006

Julie MONNANTEUIL a écrit le 07-10-2007 04:18:00
Très fière d'avoir un cousin créateur.. A bientôt
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