La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Mai 2006
Au N° 106 avenue Jean Lebas à Roubaix
Les Siamoises apprivoisent leur clientèle…
Un an après leur installation Quartier des modes à Roubaix, Mélanie Bauvaix et Géraldine Vercruysse, alias Les Siamoises, tirent un premier bilan de leur expérience en boutique-atelier.

« Quand nous nous sommes installées, il n’y avait rien ! On faisait un peu office de tourisme du Quartier des modes » s’amuse Géraldine Vercruysse, une des sœurs Siamoises. « Les gens venaient et nous demandaient où étaient les boutiques ! ». Les Siamoises ont un peu essuyé les plâtres malgré elles. Après une résidence à Lille sud pour plancher sur leur collection, les stylistes sont passées en commission devant le jury d’Innotex avant d’intégrer l’incubateur de la cité de l’Initiative. « Au début, il n’y avait rien. C’était une grande pièce, un peu vide. Aujourd’hui, quand on voit toutes les machines, les tissus, on voit vraiment que le projet prend vie ». Après cette période de formation, Innotex a décidé qu’elles étaient prêtes à franchir le cap du passage en boutique-atelier.
Année-test
« Un an après notre installation, nous avons l’impression que cela a été une vraie période de test pour nous » confie Géraldine. « Nous avons changé plusieurs fois l’agencement de la boutique, essayé de trouver nos marques. Aujourd’hui, on est en train de monter notre entreprise ». Mais, les deux jeunes femmes le disent haut et fort : la gestion et l’administratif, ce n’est pas leur truc ! « C’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui : le côté développement et gestion de la marque ». Car, si les filles créent et vendent leurs vêtements, pour l’instant, elles sont encore loin d’en vivre. « Pour pouvoir pérenniser la boutique, il faudrait qu’on se lance dans la fabrication en série. Mais, cela demande un gros investissement ! Nous ne pouvons plus nous permettre de faire uniquement de la pièce unique. Ce n’est pas rentable économiquement parlant ».
Ludique et coloré
Pourtant, c’est justement ce côté unique et original que la clientèle recherche aujourd’hui. « Les gens qui viennent ici nous disent apprécier nos vêtements parce qu’ils sont ludiques, colorés et qu’on peut les customiser ». Les produits fétiches ? « La ceinture Tutu et le top Marion ». Pour l’instant, outre la boutique du Quartier des modes, vous pourrez retrouver les petits modèles des Siamoises à la boutique multimarques du Faubourg des modes et dans certains magasins de dépôt-vente à Lille. « Notre objectif est vraiment de rester ici, de pérenniser la marque et de diffuser nos collections ». Mais, à l’image de leurs consoeurs et confrères stylistes, auront-elles un apport financier suffisant pour y parvenir ? La question reste entière…
Année-test
« Un an après notre installation, nous avons l’impression que cela a été une vraie période de test pour nous » confie Géraldine. « Nous avons changé plusieurs fois l’agencement de la boutique, essayé de trouver nos marques. Aujourd’hui, on est en train de monter notre entreprise ». Mais, les deux jeunes femmes le disent haut et fort : la gestion et l’administratif, ce n’est pas leur truc ! « C’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui : le côté développement et gestion de la marque ». Car, si les filles créent et vendent leurs vêtements, pour l’instant, elles sont encore loin d’en vivre. « Pour pouvoir pérenniser la boutique, il faudrait qu’on se lance dans la fabrication en série. Mais, cela demande un gros investissement ! Nous ne pouvons plus nous permettre de faire uniquement de la pièce unique. Ce n’est pas rentable économiquement parlant ».
Ludique et coloré
Pourtant, c’est justement ce côté unique et original que la clientèle recherche aujourd’hui. « Les gens qui viennent ici nous disent apprécier nos vêtements parce qu’ils sont ludiques, colorés et qu’on peut les customiser ». Les produits fétiches ? « La ceinture Tutu et le top Marion ». Pour l’instant, outre la boutique du Quartier des modes, vous pourrez retrouver les petits modèles des Siamoises à la boutique multimarques du Faubourg des modes et dans certains magasins de dépôt-vente à Lille. « Notre objectif est vraiment de rester ici, de pérenniser la marque et de diffuser nos collections ». Mais, à l’image de leurs consoeurs et confrères stylistes, auront-elles un apport financier suffisant pour y parvenir ? La question reste entière…
Publié le 04-05-2006






