La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Mai 2006

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Petit-dejeuner Alliances à Roubaix

Réconcilier logique économique et logique sociale

Comment mobiliser ses salariés autour d’actions de solidarité ? Tel était le thème du dernier petit-déjeuner de l’association Alliances, spécialisée dans la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. L’occasion pour les décideurs présents d’échanger leurs expériences à la lumière des actions déjà menées par SolidarCité, du groupe PPR et par Timberland.

Réconcilier logique économique et logique sociale
Tsunami, explosion des banlieues, inondations : les derniers événements ont fortement ébranlé la conscience collective et donné envie aux gens de s’investir pour aider les autres. Ce mouvement n’a pas échappé aux entreprises qui organisent de plus en plus des actions de solidarité. « Lors de l’ouragan Katrina en Louisiane, l’entreprise Timberland a reçu de nombreuses demandes de ses salariés pour partir aider les sinistrés de la Nouvelle-Orléans » confie Evelyne Lachat de chez Timberland France, « l’entreprise a donné son feu vert et les salariés ont eu la possibilité de partir une, deux ou trois semaines là-bas, tout en continuant à être rémunérés ». Exceptionnel ? Pas tant que ça. De nombreuses entreprises françaises ont aujourd’hui intégré cette problématique d’actions sociales et beaucoup oeuvrent en silence aux côtés des bénévoles. Quel intérêt pour les dirigeants ? « Ces actions, porteuses de sens, se révèlent souvent bien plus efficaces que les activités sportives ou les sorties festives ! » affirme-t-on du côté de l’association Alliances. « Toutes les parties en sortent gagnantes : les salariés dans leurs soucis de protéger leur environnement (aussi bien au sens écologique que social) et de donner du sens à leur activité professionnelle ; l’entreprise qui améliore ainsi son image et la cohésion de son personnel ; et enfin l’environnement local qui bénéficie ainsi d’une exceptionnelle énergie collective ».

Solidarité

Dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale, le groupe PPR fait figure d’exemple. Ainsi, en 2001, naît à l’initiative du groupe Pinaut-Printemps-La Redoute, l’association SolidarCité. Objectif : soutenir, promouvoir et encourager les actions citoyennes des collaborateurs des différentes enseignes. « Notre organisation est très simple et l’engagement des salariés important » explique Alain Bernard, un des responsables de SolidarCité pour La Redoute. « Notre principal souci est d’agir dans notre périmètre local : Roubaix et la région Nord où il y a déjà beaucoup à faire. Fin 2003, nous avons décidé de recentrer nos actions sur un axe unique : l’intégration par l’égalité des chances via l’éducation, l’emploi et la participation dans la vie de la cité ». Et ça marche ! Chaque jour, de nouvelles initiatives naissent au sein des différentes enseignes du groupe PPR. Soutien scolaire, création et animation d’une bibliothèque, d’une ludothèque, organisation d’un Noël à la Redoute, soutien du club de football l’AS Barbe d’Or, etc. « Cette implication des salariés est très importante et culmine lors de la Journée de l’Espoir organisée chaque année où plus de six cents bénévoles, viennent faire des colis pendant une demi-journée. Le cadre côtoie l’ouvrier et cela permet de maintenir une bonne cohésion entre les employés » poursuit Alain Bernard. Qui a dit que logique économique et logique sociale étaient incompatibles ?

Publié le 25-05-2006

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