La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Juillet 2006

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Gala Esmod à Roubaix

Un treizième défilé sans accroc !

Dans le petit monde de la mode Roubaisienne, le gala de l’école ESMOD est un des rendez-vous à ne pas rater. Cette année encore, le show fut d’une qualité exceptionnelle et le petit Olympia du Nord était plein à craquer. Retour sur un événement culturel et artistique incontournable qui s’est déroulé sans accroc…

Un treizième défilé sans accroc !
« Vous n’avez jamais assisté au défilé ? Vous verrez, à la fin on frôle l’indigestion » chuchote-t-on dans la foule. Alors que les spectateurs se pressent, billets en poche, devant les portes du Colisée à Roubaix, les élèves trompent leur stress en tirant sur leur cigarette. Il est 20 heures, la salle du petit Olympia Roubaisien comme on l’appelle ici, commence doucement à se remplir. Cette année encore le succès sera-t-il au rendez-vous pour ce 13e défilé ESMOD. Treize, porte-bonheur ? Ou treize porte la poisse ? Les projecteurs balaient la scène pour des derniers réglages lumières et les ouvreuses guident les spectateurs dans le dédale des allées jusqu’à leurs places. « Mais, je ne vais pas m’asseoir sur un strapontin ! » s’indigne une fashionista, déjà victime de la mode. Soudain, musique ! Les projos s’orientent et les Pin-up avancent sur scène. Premier passage pour Hélène Boulanger alias Sue Elen, styliste de la mouvance Quartier des modes et « guest-star » de la soirée avec Elisa Uberti (Liliza). Une façon pour l’école de rendre hommage au talent de deux anciennes élèves. Tendance gothique ou sixties acidulées, les mannequins impeccablement maquillés et coiffés façon Mireille Darc se succèdent. « Qui est In ? Qui est Out ? » chante Gainsbourg. Certainement pas les élèves de l’école d’ESMOD ! Complètement In ! Changement d’époque et de style avec un tableau très inspiré « Marie-Antoinette ». Impression Fleur de Lys et pantalon court en velours : la mode « petit page » remise au goût du jour.

Des années 20 à la Haute-couture

Retour aux années vingt. Longues silhouettes épurées et fume-cigarette côté femmes. Puis, coup d’accélérateur avec le son de Philippe Katerine, des robes inspirées Paco Rabanne et des manteaux forme trapèze. On se surprend à rêver. Quel bonheur ce serait de faire son shopping parmi les modèles ! Dans la salle, un homme jette un coup d’œil discret à son téléphone portable. Résultat de match de football ou temps qui s’écoule trop lentement ? Tandis que les femmes couvent d’un regard envieux les modèles qui défilent, les hommes luttent contre le sommeil et guettent l’arrivée de la robe de mariée. Notons malgré tout un regain d’attention pour les défilés lingeries ! Le show se poursuit sur la scène. Et c’est une explosion de couleurs, d’impressions et d’étoffes pour le dernier tableau haute-couture. Un ravissement pour les yeux. Pendant que le public applaudit à tout rompre, Philippe Zmirou, directeur pédagogique suivi par Catherine Delobelle, directrice d’Esmod Roubaix, monte sur scène, visiblement très ému. « Je peux vous dire qu’il y a des larmes dans les coulisses ! » lance-t-il, heureux du vif succès remporté une fois encore par le défilé. Qui a dit qu’on frôlait l’indigestion ? Au contraire, on en redemande et on applaudit !

Publié le 13-07-2006

miss a écrit le 20-06-2008 09:47:00
franchement j trouvre q'ESMOD est vrement un etblissement remaquable je souterai etudier tres prochainement debs cet etablissement
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