La Gazette Nord Pas-de-Calais :: Octobre 2006
Société d'import-export à Wasquehal
Index : Suresh Jain, le sage aux doigts d’argent
C’est l’histoire d’un jeune indien qui arrive en France en pleine période Hippie avec cinq dollars en poche pour faire un stage et valider son BTS. Pour l’instant, rien de vraiment très surprenant, direz-vous ! Et pourtant...

Difficile d’imaginer lorsqu’on entre dans les bureaux de l’entreprise Index, à Wasquehal, que son Pdg, Suresh Jain, est arrivé en France avec cinq dollars en poche, il y a trente ans. Installé en plein cœur d’un des plus beaux quartiers résidentiels de la métropole, au rez-de-chaussée d’une splendide maison de maître, les bureaux respirent le calme et la tranquillité. A l’image de ce chef d’entreprise pas comme les autres qui vit aujourd’hui en accord avec lui-même grâce à la méditation. Pourtant, rien ne supposait que le jeune indien arrivé en France en 1969 devienne un jour Pdg d’une entreprise d’import-export qui affiche après de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires par an et qui continue à se développer. « Je suis venu ici pour faire un stage et valider mes études » confie celui-ci. « Puis, j’ai demandé à rester et j’ai commencé à travailler en CDI. En 1974, je suis rentré en Inde pour épouser la femme que mes parents avaient choisi pour moi. A l’époque, c’était encore des mariages arrangés. Nous nous sommes fiancés le 17 juillet 1974, mariés le 4 août en Inde et le 28 août en France ! ». Un vrai conte à la Bollywood...
Du petit studio à Index
«A l’époque, nous habitions un petit studio. Un jour, en me baladant, je suis tombé sur un foulard "made in India " dans un grand magasin. C’était en 76 ou 77. J’ai eu un déclic. Je me suis dit : si on trouve des foulards indiens ici et qu’ils se vendent, pourquoi ne pas démarrer un commerce ? ». Quelques mois passent et Suresh Jain quitte son emploi pour créer une entreprise. Après quelques péripéties, Index International voit le jour. « Au début, le gros du chiffre d’affaires se faisait avec la Blanche-Porte », raconte le Pdg d’Index. « Je me souviens qu’un jour, la Blanche Porte nous a acheté un million neuf cent mille foulards pour offrir en cadeau à ses clientes. Il y eut aussi la fameuse chemise brodée qu’on commercialisé pendant cinq ans en quatre couleurs, quatre tailles. Nous avons vendu un million sept cent mille pièces ! ». Aujourd’hui, l’entreprise continue de travailler avec tous les vépécistes de la région et la grande distribution. « Depuis le début, je cherche des clients qui paient bien » confie le Pdg d’Index. « Je n’ai jamais eu un centime des banques depuis que je suis ici » ajoute ce dernier avec une certaine fierté. « D’ailleurs, je n’ai jamais rien demandé non plus ! ».
Lille 3000
Si aujourd’hui Index est une entreprise florissante qui compte sept salariés, dont trois stylistes, Suresh Jain et sa fille Sujata Jain, n’en restent pas moins à l’affût des nouvelles tendances. D’ailleurs, celle-ci avoue à demi-mot qu’elle aimerait dans l’avenir pouvoir développer sa propre marque de textile. « C’est vrai, j’y pense » confie-t-elle, « mais, il y a tellement de charges ici en France que c’est un peu décourageant ». Mais, les idées sont là. Toujours prêtes à fuser. Comme pour Lille 3000 où la famille Jain a spontanément proposé aux organisateurs de participer à l’événement via la confection de petits cadeaux et l’organisation d’un cocktail. « Je suis fier de mon pays » explique Suresh Jain. « La France m’a beaucoup donné et en retour, j’ai envie de faire découvrir ma culture... ». En attendant le 14 octobre, date de l’inauguration de « Bombaysers de Lille », le Pdg d’Index qui a trouvé le bonheur et la sérénité dans la méditation, continue à faire des allers-retours entre ses bureaux indiens à Delhi et Wasquehal... « Cette double casquette indienne et française, c’est notre force ! » conclue celui-ci. Et au regard du chemin parcouru, on ne peut que s’incliner...
Du petit studio à Index
«A l’époque, nous habitions un petit studio. Un jour, en me baladant, je suis tombé sur un foulard "made in India " dans un grand magasin. C’était en 76 ou 77. J’ai eu un déclic. Je me suis dit : si on trouve des foulards indiens ici et qu’ils se vendent, pourquoi ne pas démarrer un commerce ? ». Quelques mois passent et Suresh Jain quitte son emploi pour créer une entreprise. Après quelques péripéties, Index International voit le jour. « Au début, le gros du chiffre d’affaires se faisait avec la Blanche-Porte », raconte le Pdg d’Index. « Je me souviens qu’un jour, la Blanche Porte nous a acheté un million neuf cent mille foulards pour offrir en cadeau à ses clientes. Il y eut aussi la fameuse chemise brodée qu’on commercialisé pendant cinq ans en quatre couleurs, quatre tailles. Nous avons vendu un million sept cent mille pièces ! ». Aujourd’hui, l’entreprise continue de travailler avec tous les vépécistes de la région et la grande distribution. « Depuis le début, je cherche des clients qui paient bien » confie le Pdg d’Index. « Je n’ai jamais eu un centime des banques depuis que je suis ici » ajoute ce dernier avec une certaine fierté. « D’ailleurs, je n’ai jamais rien demandé non plus ! ».
Lille 3000
Si aujourd’hui Index est une entreprise florissante qui compte sept salariés, dont trois stylistes, Suresh Jain et sa fille Sujata Jain, n’en restent pas moins à l’affût des nouvelles tendances. D’ailleurs, celle-ci avoue à demi-mot qu’elle aimerait dans l’avenir pouvoir développer sa propre marque de textile. « C’est vrai, j’y pense » confie-t-elle, « mais, il y a tellement de charges ici en France que c’est un peu décourageant ». Mais, les idées sont là. Toujours prêtes à fuser. Comme pour Lille 3000 où la famille Jain a spontanément proposé aux organisateurs de participer à l’événement via la confection de petits cadeaux et l’organisation d’un cocktail. « Je suis fier de mon pays » explique Suresh Jain. « La France m’a beaucoup donné et en retour, j’ai envie de faire découvrir ma culture... ». En attendant le 14 octobre, date de l’inauguration de « Bombaysers de Lille », le Pdg d’Index qui a trouvé le bonheur et la sérénité dans la méditation, continue à faire des allers-retours entre ses bureaux indiens à Delhi et Wasquehal... « Cette double casquette indienne et française, c’est notre force ! » conclue celui-ci. Et au regard du chemin parcouru, on ne peut que s’incliner...
Publié le 12-10-2006






