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Police et Polissons : le buzz
L'ouragan médiatique tend à se calmer autour de l'affaire Libert, suite à la diffusion dans l'émission Strip Tease du reportage "Police et Polissons". J'avoue que j'ai regardé avec un plaisir non feint les deux derniers épisodes. Moi qui ai connu Arnaud Libert, j'ai beaucoup rit à l'évocation de la "baffothérapie". Je tiens à préciser avant que les anti-Libert ne se déchaînent, que je ne cautionne pas les actes de cette personne. Et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à comprendre son rôle de super VRP de la protection rapprochée en Afrique. Bref... Mais, revenons au sujet du billet : le buzz médiatique. J'avoue que pour une personne qui faisait tout pour que les médias s'intéressent à lui, cette fois, il a été méchamment exaucé. Pas un journal ou un magazine où on n'évoque l'affaire "Libert". Après TF1 et France 2 (au JT de 20 heures, s'il vous plait), monsieur Libert a été cité dans "Le Canard enchaîné", "Libération", "VSD", "Le Parisien", "Le Nouvel Obs" (sup' télé), "Europe 1", "Télérama"...
D'ailleurs, n'en déplaise aux détracteurs, je partage l'opinion des journalistes de Télérama, je cite : "L'impression laissée par le film se confirme. L’homme est charmant, intelligent, mesuré". Ce qui pousse à croire que - bien que la méthode soit critiquable - l'homme n'est pas le sale flic qu'on prétend...
0 commentaire | 10-04-2008 | Lien permanent
Deuxièmes assises internationales du journalisme
Les deuxièmes assises internationales du journalisme se dérouleront à Lille les 21, 22 et 23 mai 2008. Les Assises c'est quoi ? "37 000 journalistes environ travaillent dans les médias français. Des médias aux réalités et aux contours très divers : presse écrite, radio, télé, trilogie à laquelle il convient d’ajouter aujourd’hui le Net comme média à part entière. Presse locale, régionale, nationale ou internationale. Presse d’opinion ou (et) d’information. Presse payante, presse gratuite. Presse privée, secteur public. Presse technique ou presse de loisirs. Presse magazine aux innombrables « niches ». Une diversité qui conduit à un morcellement des problématiques, à une forme de tribalisation dans les pratiques comme dans les modèles économiques ; à une très grande disparité dans les formations, les carrières comme dans les approches du métier. Sans parler de toutes les professions connexes sans lesquels ces médias, quels qu’ils soient, n’existeraient pas. C’est l’objet des Assises Internationales du Journalisme...".
0 commentaire | 04-04-2008 | Lien permanent
De la surmédiatisation...
Depuis quelques jours, le document "Police et Polissons" du magazine Strip Tease, défraye la chronique. Motif : on y voit le chef de la police municipale des Lilas en Seine Saint Denis malmener un adolescent. De très nombreuses réactions sur le forum de l'émission sur France 3 ont conduit le maire de la ville des Lilas à suspendre le policier de ses fonctions. Ce cas qui pourrait paraître anodin montre les dangers de la surmédiatisation. Le chef de la police municipal - avec qui j'ai eu l'occasion de travailler il y a quelques années - a toujours utilisé les médias pour parler de ses actions : ronde chez les commerçants, intervention auprès des personnes âgées sur les démarcheurs mal intentionnés, etc.
Jusque-là, on parlait toujours de ce chef de la police municipale en des termes élogieux. Ses méthodes étant en général appréciées par la population. Mais, il y a quelques jours, le joli conte de fées à méchamment dérapé.. Arnaud Libert a sous estimé le pouvoir de l'image. Il ne s'est pas méfié du tort que pourrait lui causer ce reportage filmé au quotidien. Sans filtre, ni artifice, ni commentaire. C'est le principe même de l'émission Strip Tease : "STRIP-TEASE" ce sont des films mais jamais de la fiction: tout ce qu'ils montrent est pris dans la réalité" rappellent les concepteurs de l'émission. "Mais "STRIP-TEASE" essaie d'être aussi de la télévision : il laisse à la presse écrite ou à la radio tout ce à quoi l'image et le son ne pourraient apporter un "plus". Pour "STRIP-TEASE", l'information ne passe pas par le commentaire, le débat n'est pas sa tasse de thé, et l'interview n'est jamais qu'un pis-aller..." Aussi, les téléspectateurs devraient se méfier d'un jugement trop hâtif. Certes, les méthodes sont critiquables, tout comme la couleur de la cravate d'Arnaud Libert ou son franc-parler vulgaire. Mais c'est un tout autre débat. Qu'on ne vienne pas reprocher aux journalistes d'avoir mal fait leur travail. Ou comme je l'ai lu dans un forum : "d'être témoins et complices d'actes repréhensibles". Non ! Les journalistes ont juste filmé un policier qui essayait de faire comprendre à un ado qu'il allait gâcher sa vie s'il continuait de traîner... Ils n'ont pas assisté à une scène de torture. N'en déplaise aux détracteurs. La méthode utilisée n'est peut-être pas la meilleure. Je ne cautionne pas les gestes de ce policier. Mais, devant des parents démissionnaires et des profs souvent dépassés par la violence des jeunes, il faut quelquefois faire preuve d'un peu d'autorité auprès d'adolescents en déshérence. Arnaud Libert n'est qu'un flic qui souhaitait faire réagir un jeune façon "grand frère". Ce n'est pas un dangereux nazi comme j'ai pu le lire. Tous les journalistes qui ont travaillé avec lui peuvent témoigner que ce procès d'intention qu'on lui fait n'est pas juste. M. Libert est juste victime d'une médiatisation à outrance où les images sont livrées de façon brutes à des téléspectateurs qui n'ont pas le recul nécessaire pour comprendre la totalité des faits...
0 commentaire | 04-04-2008 | Lien permanent
La France à deux vitesses !
... il y a ceux qui se reposent et ceux qui bossent. En ce jour de la Pentecôte, ce n'est pas l'Esprit Saint qui descend sur nos têtes mais bien la connerie de nos dirigeants qui nous assomme. Parce que, la journée de la solidarité, je veux bien. Mais que ceux qui ont décidé que la Pentecôte devait être un jour ouvrable - pour porter secours aux petits vieux - montrent l'exemple alors ! Non mais ! Aujourd'hui, je suis allée rapidement acheter mon sacro-saint magazine ELLE... (d'ailleurs, merci à ma-libraire-préférée qui aujourd'hui travaillait !)... et là consternation, la plupart des magasins étaient fermés. "Fermeture exceptionnelle" écrit l'enseigne Picard sur sa porte. Oui, effectivement. Exceptionnelle. Tout comme les enfants qui trainent dans la rue heureux de ne pas avoir école aujourd'hui. Les élèves se la coulent douce mais les profs eux sont dans les établissements scolaires. Logique, quand tu nous tiens ! Idem pour les fonctionnaires de La Poste. En repos aujourd'hui. Ou ceux de la SNCF... qui travaillent comme un samedi. Il n'y a que les salariés du privé qui sont au turbin. Un joli bordel en somme...
0 commentaire | 28-05-2007 | Lien permanent
L'ESJ Lille lance L'Equipe B Magazine
Après Very Match (inspiré de Paris Match et consacré en 2004 au cent ans de l’Entente cordiale), après Le Monde 3 (petit frère du Monde 2 axé en 2005 sur la Turquie et l’Europe) et après Le Poing (clone du Point consacré en 2006 aux nouveaux révoltés), voici L’Equipe B Magazine, le dernier né des magazines de fin d’études des étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Celui-ci s’est, bien entendu, inspiré de l’Equipe Magazine nouvelle formule !
Ses 100 pages sont dédiées aux valeureux seconds, aux doublures en tous genres, à tous ceux qui, malgré leurs efforts et leur talent, ignorent le goût de la victoire et l’ivresse de la première place.
Ce magazine a vu le jour grâce aux conseils de la rédaction de l’Equipe Magazine qui ont apporté leur concours aux étudiants de l'ESJ Lille. Le magazine est en vente au prix de 5,00 € à l'accueil de l'école et par correspondance.
Source : ESJ Lille
0 commentaire | 24-04-2007 | Lien permanent
Entretien d'embauche
Voici un des clips de la campagne "Pigiste pas pigeon" réalisé par l'association des journalistes professionnels (AJP) en Belgique. Juste pour le plaisir...
2 commentaires | 20-03-2007 | Lien permanent
Pigiste pas pigeon
Je ne saurai trop vous conseiller d'aller jeter un oeil sur le site de nos amis belges qui ont lancé une campagne dernièrement sur la précarisation des journalistes pigistes. Vous y retrouverez de nombreux podcasts sur les assises du journalisme à Lille.
0 commentaire | 20-03-2007 | Lien permanent
Après les Assises (re... encore !)
Et oui, pour une fois qu'on prend le temps de réfléchir à l'avenir de la presse cela nécessite bien plusieurs billets, non ? Voici la suite de l'atelier de réflexion pour les pigistes. Le texte qui suit est signé Yann Kerveno, responsable de Profession Pigistes.
"Nous allons, à Profession : pigiste, dans la quinzaine qui arrive, procéder à une synthèse de toutes les propositions émises, celles du collectif les Incorrigibles, celles glanées dans le cadre du dossier que nous avons réalisé pour Pigiste,
le Mag (http://www.mag-pigiste.com) et celles entendues mercredi matin. Nous vous soumettrons ce document dès qu'il sera prêt.
Pour la suite, nous comptons organiser un rendez-vous de travail à Paris, fin avril ou début mai pour poser les bases d'un travail collectif réunissant associations, syndicats, journalistes pigistes ou postés intéressés par les débats qui nous concernent… Il sera
alors question de choisir les actions à mettre en place en priorité et de se mettre au travail.
Nous envisageons également de susciter l'organisation de "journées des pigistes" à l'automne dans toutes les régions de France, journées qui réuniraient des journalistes pigistes, les associations, les
clubs de de la presse… Qui seraient chargés de dépêcher, de nouveau à Paris au printemps 2008, un représentant pour une nouvelle réunion de
façons à ce que nous puissions réaliser enfin la synthèse de toutes les actions entreprises ici ou là pour défendre ou aider les journalistes pigistes. Et enfin également pourvoir, comme le font nos
confrères et consœurs belges, travailler de conserve et parler d'une voix cohérente.
Avec cet objectif numéro un, faire reconnaître à l'ensemble de la profession que la question des journalistes pigistes n'est pas uniquement une question sociale intéressant un petit nombre
d'individus, mais qu'elle est bien un enjeu majeur de notre métier pour les dix ans à venir…"
0 commentaire | 20-03-2007 | Lien permanent
Les cordonniers sont les plus mal chaussés...
C'est un fait. Les journalistes ne sont pas curieux. Les dernières assises du journalisme organisées il y a une dizaine de jours à Lille l'ont prouvé : les journalistes se désintéressent de l'avenir de la profession. Pendant ces trois jours de réflexion sur le métier, j'ai croisé beaucoup d'étudiants, pas mal de pigistes et très peu de journalistes en poste. Le constat est clair : ceux qui ont la chance d'avoir un CDI à l'heure actuelle se fichent complètement de leurs petits camarades et du sort de la presse en général. Ils sont bien au chaud, assis devant leur ordinateur et ne se remettent pas en cause. Pire, ils pensent que la situation durera vraisemblablement jusqu'à l'âge de la retraite. Erreur ! Parmi les journalistes pigistes que j'ai croisés mercredi, beaucoup venaient de quitter la presse quotidienne régionale après une énième clause de cession et cherchaient des infos sur la pige. Car, on devient rarement pigiste par choix. On le devient souvent par obligation. J'ai croisé lors de ces assises une jeune journaliste qui venait de se faire lourder après un CDD. Son objectif était de faire de la pige en attendant de trouver mieux. J'entends par mieux un CDI bien sûr !
2 commentaires | 20-03-2007 | Lien permanent
1ères Assises internationales du journalisme à Lille : hors sujet !
J'ai fait un saut aux Premières assises internationales du journalisme aujourd'hui à Lille. Et j'avoue que je suis un peu restée sur ma faim. L'atelier sur les pigistes auquel j'assistais n'a pas vraiment répondu à mes attentes. Je pense que dans ce genre de débat, il ne faut pas se voiler la face ni jouer les autruches. Or, à chaque fois que le public a voulu aborder le problème des correspondants locaux de presse, l'animateur de l'atelier a tout de suite reciblé la discussion avec un "hors-sujet" sans appel. Dire que les correspondants locaux sont "hors-sujet" dans un débat sur les pigistes, je trouve que c'est se foutre magistralement du monde ! J'explique. Au mois de juin dernier, je reçois un coup de fil d'un titre de la PQR qui souhaite me rencontrer. Contente d'avoir décroché un entretien, je suis prête à tout accepter. Les piges payées entre 15 et 30 euros, le boulot le week-end, en soirée. Rien ne me fait peur. La personne en face de moi est enchantée par mon travail. "C'est tout à fait ce qu'il nous faut !" et commence déjà à me donner du boulot. Coup de fil un peu plus tard dans la soirée et là, le couperet tombe. "Vous êtes encartée ?". "Eeeuh, oui, je suis journaliste et je suis titulaire d'une carte de presse". "Je suis vraiment désolée mais mon rédacteur en chef ne souhaite pas travailler avec des journalistes qui ont la carte. Il m'a demandé si vous y teniez beaucoup à cette carte ?"... Soupir. Gros soupir. Evidemment que j'y tiens à cette carte. La question ne se pose même pas. Je suis journaliste. Point. Finalement, vous vous en doutez, je n'ai jamais travaillé pour ce titre de la PQR. Le rédacteur en chef a préféré embaucher un étudiant. Main d'oeuvre facile, bon marché, prête à tout. Et après, on ose dire que les correspondants de presse, c'est hors-sujet ? Moi, ça me fout hors de moi !
3 commentaires | 07-03-2007 | Lien permanent






