Médias :: Mars 2007
Les cordonniers sont les plus mal chaussés...
C'est un fait. Les journalistes ne sont pas curieux. Les dernières assises du journalisme organisées il y a une dizaine de jours à Lille l'ont prouvé : les journalistes se désintéressent de l'avenir de la profession. Pendant ces trois jours de réflexion sur le métier, j'ai croisé beaucoup d'étudiants, pas mal de pigistes et très peu de journalistes en poste. Le constat est clair : ceux qui ont la chance d'avoir un CDI à l'heure actuelle se fichent complètement de leurs petits camarades et du sort de la presse en général. Ils sont bien au chaud, assis devant leur ordinateur et ne se remettent pas en cause. Pire, ils pensent que la situation durera vraisemblablement jusqu'à l'âge de la retraite. Erreur ! Parmi les journalistes pigistes que j'ai croisés mercredi, beaucoup venaient de quitter la presse quotidienne régionale après une énième clause de cession et cherchaient des infos sur la pige. Car, on devient rarement pigiste par choix. On le devient souvent par obligation. J'ai croisé lors de ces assises une jeune journaliste qui venait de se faire lourder après un CDD. Son objectif était de faire de la pige en attendant de trouver mieux. J'entends par mieux un CDI bien sûr !
Publié le 20-03-2007
- Un journaliste en CDI a écrit le 09-07-2007 06:42:00
- Peut-être aussi que les journalistes en CDI sont moins maîtres de leur emploi du temps que les pigistes (il faut bien quelques désavantages). Et qu\'on ne quitte pas son journal en pleine semaine pour aller à Lille, même pour une raison qu\'on juge excellente, sans autorisation de son chef de service...
- Sebdu62 a écrit le 30-04-2007 05:13:00
- Ce n'est pas très encourageant tout cela. Je suis en train de me renseigner sur le domaine du journalisme et je vois que la situation n'est pas mieux qu'ailleurs...






